Les liens intersectoriels santé-environnement sont très faibles en Afrique, selon des experts

Conférence interministérielle

Les liens intersectoriels santé-environnement sont très faibles en Afrique, selon des experts




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Une vue des experts participant à la 3e Conférence interministérielle sur la santé et l’environnement en Afrique de Libreville © 2018 D.R./Info241


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La coordination et les liens intersectoriels santé-environnement sont très faibles, voire inexistants, en raison notamment de l’absence de mécanismes de coordination, ont indiqué, hier à Libreville, des experts à l’occasion de la troisième Conférence interministérielle sur la santé et l’environnement en Afrique que la capitale gabonaise abrite depuis le 6 novembre.

Dans leur rapport sur l’évaluation de la mise en œuvre de la Déclaration de Libreville, adoptée en 2008 par 52 pays africains, dans laquelle les pays se sont engagés à mettre en œuvre onze actions prioritaires pour notamment établir une alliance stratégique pour la santé et l’environnement, ils ont souligné la fragmentation des interventions due à une coordination inadéquate des partenaires en matière de santé et d’environnement.

Dans ce sens, le rapport présenté par Mme Amal Lemsioui, chef de service Santé-Environnement au sein du secrétariat d’Etat chargé du développement durable, a mis l’accent sur la nécessité d’établir des mécanismes de coordination à tous les niveaux et d’inclure toutes les parties prenantes y compris au sein de l’OMS, ONU Environnement, les institutions gouvernementales, la FAO, les partenaires du secteur privé, les ONG.

D’après le rapport, les fonds aux niveaux national et régional pour la mise en œuvre restent limités, notant que les ressources disponibles pour mettre en œuvre les conventions environnementales multilatérales permettant de relever les défis environnementaux mondiaux, notamment l’Accord de Paris sur les changements climatiques, sont insuffisantes.

Pour atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063 de l’Afrique, ils ont recommandé de développer des mécanismes innovants pour financer des actions et activités intersectorielles dans les domaines de la santé et de l’environnement.

De même, ils ont plaidé pour l’application d’une approche intégrée pour maximiser les ressources et le renforcement des capacités nationales, régionales et sous-régionales afin de répondre aux problèmes de santé liés aux facteurs de risque et aux impacts environnementaux.

Les experts réunis les 6-7 novembre ont souligné l’impératif d’élaborer un plan d’actions prioritaires mettant l’accent sur le poids économique des problèmes de santé liés à l’environnement et un plan stratégique qui permettra plus d’interventions conjointes en matière de santé et de l’environnement.

Organisée conjointement par le gouvernement gabonais, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (ONU Environnement), cette conférence qui se poursuit jusqu’au 9 courant, se veut une plateforme permettant aux participants d’échanger sur les moyens de traduire en actions concrètes les politiques sanitaires et environnementales.

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